Vérités et mensonges astrologiques

Avant d’investir de leur temps pour étudier l’astrologie, bien des lecteurs hésitent et se posent la même question : « est ce que tout cela en vaut bien la peine ? Ne suis-je pas en train de poursuivre une chimère ? Tout ceci n’est il pas qu’ une vaste et durable escro- querie intellectuelle ?

Premier constat simple que personne ne pourra contester, l’astrologie, vraie ou fausse, est une très vieille « discipline », puisque l’on peut retrouver des écrits astrologiques à l’époque d’Ur, Assur puis de Sumer,  et enfin tout au long de plusieurs millénaires en Egypte ancienne pharaonnique.

Deuxième constat simple que personne ne pourra aussi contester, ses grande importance, passée et toujours actuelle, dans de très nombreux pays d’Asie et du sous-continent Indien. En Inde même, elle constitue même un des piliers de son organisation spirituelle et temporelle, enseignée même de nos jours dans 2 universités à Bénarès et plus de 30 collèges d’enseignement supérieurs.

Troisième constat que personne ne pourra contester, alors que les pays Européens et Nord-Américains s’enfoncent chaque année un peu plus dans un état de matérialité et de rationnalité, de nombreuses personnalités historiques ont consulté, plus ou moins régu- lièrement, plus ou moins intensivement des astrologues.

Bien sûr, vous ne serez pas surpris en vous rappellant que dans toutes les cours de cette vieille Europe, les nobles, les monarques, même certains grands « ecclésiastiques s’entouraient de leurs astrologues, de nombreux documents en attestant, malgré les interdits et les découragements qu’organisaient l’église catholique romaine qui considéra, à un moment donné, cette discipline comme une « diablerie », une survivance des croyances anciennes…
Même si l’on peut trouver de nombreux ouvrages astrologiques écrits par des ecclésiastiques, de nombreux symboles, statuaires dans nos églises et dans nos cathédrales dont les plus célèbres, Notre-Dame à Paris et surtout Chartres, pour n’évoquer que celles-là… Dans un certain nombre de civilisations et d’époques, et pas des moindres, l’astrologie fît même partie intégrante du système religieux, voire politique, philosophique, les prêtres pouvant même être alors simultanément astrologues, et ce très officiellement. Rappellons-nous l’extrême importance de la pratique de l’art astrologique en Mésopotamie, puis en Egypte notamment.

Un premier déclin pût être noté vers le 2e siècle après Jésus-Christ, au temps de Ptolémée qui pourtant s’efforça de rassembler les restes éparpillés de ce Savoir ancien. Après un passage du flambeau aux Grecs et dans une moindre mesure aux Romains, ce furent les Arabes qui reçurent et protégèrent les restes de ce savoir antique. Les Abbassides en furent les protecteurs, alors que l’Europe sombrait dans la barbarie. Par leur intermédiaire, l’art fût connu et prati- tiqué en Espagne et même à nouveau en Inde où l’union fût scellée entre la métaphysique, l’astronomie et la divina- tion.

Puis vint la rencontre et confrontation malheureuses du monde arabe avec les croisés, les templiers en quête initiatique établissant des contacts avec les sociétés secrètes arabes. Les Arabes avaient conservé et même développé l’oeuvre syncrétique commen- cée par Alexandre, où religion, philosophie et métaphysique étaient intimement mêlés.

La doctrine passa alors en Europe occidentale, au 12e siècle, où les érudits travaillèrent à traduire de nombreux ouvrages astrologiques de l’arabe en latin.

Des astrologues européens tentèrent alors d’élaborer une nouvelle synthèse adaptée à la mentalité occidentale afin de la diffuser le plus largement possible. Mais l’église catholique romaine, toute puissante à ces époques, considéra que cette nouvelle philosophie astrologique violait la doctrine du libre-arbitre aggravée par sa faiblesse scientifique.

De plus, les menaces d’invasion Turques au 15e siècle en Europe créèrent un profond sentiment anti-moyen-oriental.

Nous pouvons nous rappeller du temps où en Europe l’enseignement de l’astrologie se pratiquait dans nos grandes universités, et ce jusqu’à la fin du 16e siècle, celle de Salamanque persistant jusqu’en 1770 ainsi que la présence de nombreux symboles astrologiques dans les cathédrales, basiliques ou églises, horloges, vitraux, statues, peintures…

Toujours en Europe, c’est à partir de l’époque de la contre-réforme que l’église catholique romaine puis les chefs religieux de la réforme furent de plus en plus restrictifs à l’encontre de l’astrologie, avec des différences de situations significatives selon les capacités réelles d’influence de la Papauté romaine dans les pays.

Au début du 17e siècle souffla en Europe un vent d’impopularité, de désintérêt quant à la pratique astrologique au sein des classes gouvernantes alors qu’il en fût tout autre- ment sur d’autres continents, tout particulièrement en Asie et dans le sub-continent Indien.

Dès lors, une certaine élite se mobilisa pour saper les fondements de la science astrologique. Par réaction, une partie des astrologues, afin d’éviter une confrontation bien trop dangereuse avec l’Eglise catholique Romaine, évitèrent d’écrire en termes clairs, sombrant même parfois dans un galimatias incompréhensible édulcoré. L’autre partie, vou- lant quand même prouver le bien fondé de ce Savoir se rapprochèrent du cadre scientifique et donc astronomique, entrainant le développement d’une vision mécaniste, dite scientifique.

La situation évolua à nouveau en Europe à partir de la fin du 18e siècle où l’on vît une résurgence de l’intérêt pour la divination auprès de nos élites Européennes, par exemple avec le cabinet de Melle Lenormand à Paris, et jusqu’à ce jour où l’astrologie connût à nouveau un regain d’intérêt réel auprès d’un certain nombre de gouvernants politiques, de dirigeants économiques et de l’état, de groupes d’influences socio-économiques, mais de manière plus confidentielle, moins ostensiblement visible que dans le passé.

En France même, c’est au cours de la deuxième partie du 19e siècle que fût promulgué une loi interdisant la « pratique commerciale » des arts divinatoires. Elle est toujours théoriquement en vigueur actuellement, même si elle n’est pas appliquée, alors que l’astrologie est toujours condamnée par l’église catholique romaine, tandis qu’elle cohabite toujours harmonieusement avec quelques autres grandes organisations religieuses, notamment en Asie.

C’est ainsi que Jean Jaurès, Aristide Briand, Georges et Raymond Poincaré, puis Clémenceau consultaient régulièrement leurs astrologues. Plus près de nous, les hauts dignitaires nazis consultaient leur astrologue Hanussen…
Encore plus près de nous, Winston Churchill, le général de Gaulle et son astrologue, le commandant Maurice Vasset, François Mitterrand, les hauts dignitaires soviétiques et leur astrologue Dzuna Davitchili, Donald Reagan, l’Améri- cain...

Chacun constate une influence, un intérêt grandissants pour « l’occulte », la voyance, l’astrologie au point même qu’ils se sont aussi introduits dans le monde des affaires et des entreprises pour mieux recruter, mieux sélectionner, mieux promouvoir, mieux constituer des équipes.

Petit retour en arrière pour comprendre comment l’astrologie retrouva l’intérêt de dizaines de millions de personnes en Europe. Il faudra attendre 1925 en France pour qu’un journal « le petit journal supplément illustré » diffuse les « horoscopes » du fakir Fhakya Khan, idée reprise par le quotidien « le petit Parisien » en 1926…
 1930, succès fulgurant de l’astrologue Britannique Richard, Harold Naylor publiant dans le quotidien The Sunday Express un 24 aout 1930 un horoscope sous le titre « Ce que les étoiles présagent pour la nouvelle princesse (Margaret, petite soeur d’Elisabeth II).
Devant le succès populaire de millions de personnes, le quotidien réitèra le 31 aout avec encore une popularité encore grandissante… Le chemin était tracé…
3 ans plus tard, devant ce véritable engouement populaire, R.H. Naylor éditait même un disque vinyl 78 tours, vendant ainsi 7,5 millions de disques en 13 ans !

En France, ce fût Constant Kerneïz, de son vrai nom Félix Guyot, astrologue, qui introduisit le premier horoscope du jour dans un journal de presse quotidien « Paris Soir » en avril 1935, ce qui restait encore très novateur à ce moment là.
Il ouvrît la voie à d’autres horoscopes journaliers de différents médias, dont notamment la presse féminine à partir de 1950, « Elle, Intimité, France Dimanche, Jours de France…).
1953, la radio Française Paris Inter organisait une émission « Faut-il croire aux prédictions », animée par Léon Zitrone avec grand succès. De ce fait, les radios Françaises RTL et Europe 1 proposèrent aussi leurs « horoscopes quotidiens dès le début des années 1960.

En 1966, Roger Berthier créait Astroflash, éditant des horoscopes « personnalisés » à partir de l’informatique en plein développement., tandis qu’il ouvrait son premier magasin sur les Champs Elysées en 1968.

2 années plus tard, au vu de ce fulgurant succès commercial, Lucien Morisse, directeur général de la radio Française Europe 1 reprenait l’idée et introduisait le 14 septembre 1970 le premier horoscope radiodiffusé assuré par « Madame Soleil », de son vrai nom Germaine Soleil, astrologue.

Cette émission rencontra un grand succès d’écoute et dura jusqu’en 1993…(50 000 lettres en quelques mois, 17000 appels téléphoniques chaque jour à l’heure du déjeuner…). La route était ouverte pour une multiplication du nombre d’émissions radiodiffusées, télévisées, à partir de 1975, création de magazines spécialisés, consultations par Minitel, puis par téléphone, maintenant par internet, d’ouvrages, DVD etc… L’astrologie avait retrouvé toute sa place. Mais différemment.

De conseiller des rois et empereurs ou grands ecclésiastiques, pour s’ouvrir à la classe dirigeante, elle s’ouvrait maintenant et concernait chaque personne, en tant qu’individu unique.
Ce n’était pourtant que la reprise d’une Idée qui avait vu le jour durant la Rome antique, au 2e siècle avant Jésus-Christ, héritière des savoirs de la Grèce et de l’Egypte anciennes et qui la première, avait développé l’idée qu’un thème astrologique pouvait tout autant concerner un Puissant qu’un simple citoyen romain., tout à chacun.
Cette idée mît finalement environ 2000 ans avant de s’épanouir

Et que se passa-t-il alors ? La même chose que pour le commerce et la production de masse… S’adressant au plus grand nombre, il fallait des outils astrologiques pouvant répondre en masse… le succès d’Astroflash en était le meil- leur premier exemple.
 La voie était ouverte, augmentée et multipliée par les progrès informatiques puis le développement d’internet, pour une réponse « automatisée » où il suffirait de faire croire à la précision.

D’un côté une astrologie traditionnelle, demandant une étude « artisanale » assez longue et exigeant de l’astrologue un savoir complexe et long à acquérir contre une information obtenue rapidement, voire instantanément, à partir d’élé- ments informatisés, préparés d’avance et regroupés en fonction d’un certain nombre de paramètres…
Telle est devenue la pratique courante de l’astrologie. Dans les deux cas, la technologie a permis de réduire tous les calculs mathématiques et astronomiques puisqu’il existe sur le marché des logiciels ou des progiciels, plus ou moins précis, plus ou moins complets, question de prix.
De ce fait, il peut y avoir théoriquement à ce sujet égalité de prestation, sous réserve d’utiliser les équipements les plus complets et rigoureux au plan des calculs astronomiques. Par exemple, les tables et éphémérides édités par la Nasa Américaine constitue une base scientifique solide.

Mais l’autre conséquence fût aussi de mettre à disposition ces outils de calculs puissants aux mains d’astrologues que de noms, ayant un vernis de connaissances et débitant un langage convenu, si possible, un peu hermétique, suffisam- ment large pour convenir à différentes situations…. Mais alors, comment distinguer le « vrai », « l’authentique » du faux, de l’escroquerie, des trop nombreux marchands d’illusions en tous genres ?

Malheureux constat, « vrai » ou surtout « faux », çà marche ! L’astrologie est devenue un marché économique pros- père, porteur où rien qu’en France, plusieurs dizaines de milliers de « professionnels », aux statuts plus ou moins clairs exercent, réalisant plus d’un milliard d’euros d’honoraires au titre de consultations diverses et variées, 60% de femmes, 30% de jeunes de moins de 30 ans, et où 70 % des personnes interrogées reconnaissent s’intéresser à la divination, dont une moitié admettant avoir consulté…1,5 million d’auditeurs chaque jour pour écouter une astrologue sur RTL…
Aux USA, le marché sur internet des services dits « de divination » est évalué à 2 milliards de US dollars… Et ce toutes classes sociales confondues...

La divination ! Nous y sommes ! Un mot sujet à de bien nombreuses erreurs de significations et de compréhension !
La lecture du révérend père Roche, théologien, nous apprend que ce mot aurait pour origine « divinatio », du verbe « divinare » et pour aller un peu plus loin au plan éthymologique, de l’expression « divina agere », signifiant « accom- plir une chose divine »…
Et notre père Roche de nous préciser « prise au sens strict du mot, la divination est donc un acte par lequel, sans le secours de Dieu, mais d’une façon indue, on prétend connaître ou pré-dire des choses que l’intelligence humaine est naturellement incapable d’atteindre ».
La consultation de notre célèbre Petit Larousse illustré nous précise : « l’art de connaître ce qui est caché et de prévoir l’avenir par l’interprétation de certains phénomènes. Prévision instinctive de ce qui va se produire, prémonition, pres- cience. »
Dans le passé, Cicéron y avait distingué 2 formes de pratiques bien distinctes, celles qui relevaient d’une « inspiration intérieure », et les autres qui utilisaient des moyens matériels, physiques ou concrets pour y parvenir.

Ainsi donc poursuivant cette réflexion, nous pourrions distinguer bien clairement les voies « issues de la nature », relevant soit du prophétisme soit d’un état de voyance pure, par fait de transe ou durant le sommeil alors que les voies « issues de l’art » s’élaboreraient à partir d’abstractions littéraires, mathématiques ou symboliques (numérologie, kabbale, astrologie, tarot etc…) ou encore très différent, à partir d’observations d’états, d’êtres animés ou inanimés (plusieurs centaines de techniques peuvent être identifiées à travers le monde).

L’astrologie est donc sans nul doute possible un art divinatoire, « issu de l’art » et donc n’ayant rien à voir avec notamment la voyance avec qui elle est souvent confondue, à tort.

D’un côté, des calculs et rapports mathématiques, des symboles, des connaissances d’ordre géophysiques, des combinaisons et relations abstraites et de l’autre un « état » susceptible d’aller chercher « quelque part » des « informations » de quelque nature que ce soit…

Considérant maintenant les supposés ou prétendus rapports entre l’astrologie et l’ésotérisme, nom d’ailleurs vidé actuellement de son sens, « servi à toutes les sauces » se référant à nouveau à notre fidèle Petit Larousse, nous pourrons y trouver « partie de certaines idées philosophiques anciennes qui devait rester inconnue des non-initiés ; caractère obscur de quelque chose... » .

Nous pouvons constater tout d’abord une permanente confusion de la part des Communs entre les domaines ou significations de l’ésotérique, de l’initiatique Traditionnel et du mystique, ce qui ne peut nous surprendre au vu de l’état général d’incompréhension de notre monde actuel envers ces questions.

Qui parle aujourd’hui de mysticisme parle de religion...Le mysticisme, le religieux n’ont tout d’abord rien de commun avec l’initiatique Traditionnel.

Par définition, toute religion propagée est d’abord de nature exotérique, c’est à dire destinée au plus grand nombre, indistinctement, à partir d’une organisation, de rituels, même si elle a pris parfois, éventuellement, partie de ses sources auprès de la Connaissance traditionnelle…
On peut, le plus souvent, constater l’existence d’un ésotérisme dans les grands courants religieux, c’est à dire d’une connaissance, d’un esprit « voilés ou cachés » au plus grand nombre mais accessible à des personnes ayant reçu une « qualification » et ayant fait l’objet d’une « sélection ». Ses formes sont adaptées aux différentes cultures et men- talités, à travers les époques et les lieux.

Le mysticisme relève, lui, d’un tout autre type d’expérience. Bien sûr, il appartient au domaine religieux, mais pas à la religion. Il n’a rien de commun avec l’initiatique, le Traditionnel actif, concret, positiviste ; l’incompatibilité étant de fait et non de principe. Le véritable mystique, authentique croyant, est passif, demandeur, prenant, ouvert, recevant ce qui lui est donné par les « Forces Divines »…

La Connaissance Traditionnelle, dont on ne dispose plus aujourd’hui que d’éléments épars et incomplets relève, elle, à la fois, d’un « esprit » tout en état d’osmose, de dépendance, d’harmonie, de correspondances analogiques avec les Principes Divins, supérieurs, cosmiques, non humains et d’autre part d’un « corps », composé d’un certain nombre « d’arts », déclinant très concrètement au plan matériel les principes liés à « l’esprit », au titre duquel on trouve, par exemple, le symbolisme et ses multiples déclinaisons, l’alchimie, l’astrologie, la magie, la Science des Nombres, le tarot…
A la transcendance de ces principes supérieurs s’ajoute leur immutabilité dans le temps et l’espace, l’ensemble rayonnant et se déclinant à travers ses différents arcanes en trouvant des applications concrètes aux domaines matériels, contingents de la vie terrestre.

Ainsi donc, nous pouvons tous ensemble admettre que l’astrologie est bien un art divinatoire concret, pour partie exotérique, basé sur l’application de connaissances très factuelles, accessibles à tous, même si complexes, mais dont « l’esprit », et donc l’usage plus profond relève des Principes supérieurs Divins, sa compréhension au deuxième degré exigeant un « esprit » véritablement Traditionnel, conditionné par l’existence d’une « qualification », et donc d’une « sélection », puis d’une « transmission ».

Alors, évidemment, dans ces conditions, chacun peut commencer à comprendre que peu de véritables astrologues relèvent de cette filiation, incompatible avec des études bâclées et superficielles, se satisfaisant de calculs approxi- matifs voire erronés, aux conclusions hâtives et forcément préjudiciables aux consultants, profanes en cette matière.
Trop de prétendus astrologues, sans véritables et profondes connaissances techniques, n’ayant jamais « l’esprit », recherchent en fait uniquement leurs profits personnels, parfois même au détriment moral et psychologique de leurs « clients », incapables de compassion, de mise au service réel de cette Science envers leurs frères et soeurs humains, aux fins de les aider au mieux.
Là encore, l’attrait pour l’argent facilement gagné dévalorise et dénature les véritables profits dont on peut tirer de cette Connaissance.
Que penser de l’astrologue demandant à son consultant son lieu de naissance et qui, à l’énoncé de sa petite ville de province, saisit dans son programme informatique plus ou moins sophistiqué, la ville la plus importante se situant au plus proche, faute de trouver les longitudes et latitudes exactes du Lieu de naissance ? Erreur rédhibitoire pour la domification astrologique exacte.

Que penser de l’astrologue à qui le consultant indique son heure de naissance, plus ou moins exacte, reposant sur des témoignages, des inscriptions médicales, ou de mémoire non vérifiés, qui par surcroît, ne calcule pas correcte- ment l’heure locale vraie du moment de naissance et ne contrôle pas cette information en croisant ces données avec plusieurs dates et heures d’évènements marquants du passé du consultant afin d’éventuellement corriger, rectifier son véritable moment de naissance ? Erreur rédhibitoire des positions des planètes les plus rapides et des angles du thè- me généthliaque, faussant totalement et définitivement toute autre analyse.

Que penser de l’astrologue qui se permet d’énoncer à son consultant des conclusions sans avoir pris la peine de décoder et croiser aux fins de bonne vérification tous les paramètres, vérifier ces calculs, procéder à des recou- pements par plusieurs méthodes différentes ? Evidemment, tout cela prend du temps, si il sait le faire, et donc préjudiciable à son intérêt financier. Malheureusement, trop de ces prétendus astrologues, sans scrupules, sans honneur trouvent en leurs consultants leurs premiers alliés, trop supersticieux, crédules, âmes en recherche, en perdition, égarées, en état de faiblesse morale, psychologique, en quête de quelques bonnes nouvelles futures, de quelques nouveaux espoirs, de quelques nouvelles bonnes raisons d’espérer, d’attendre ou d’agir…

Oui, définitivement, oui, l’astrologue a une véritable « responsabilité », au sens réel, véritable, supérieur face à son consultant…

Alors, tous ces horoscopes collectifs que chacun peut lire ou voir, diffusés dans la presse, par les radios ou chaines de télévision ? Escroquerie intellectuelle et morale, charlatanisme massif et collectif des temps modernes, même si des millions de personnes attendent, recherchent ces informations, sachant qu’elles font vendre, écouter, regarder…

Les principes astrologiques reposent sur une lecture à partir de données strictement individuelles, spécifiques à chaque personne, heure exacte de naissance, lieu exact… Environ une chance sur 4 milliards qu’un thème puisse être semblable à celui d’un autre être humain ! Mieux qu’un passeport ou une carte d’identité !
Les horoscopes collectifs indiqués sont conçus et interprétés à partir de la position moyenne de quelques planètes, à un jour donné, dans un signe donné. Rien de plus.
On pourrait toujours en traduire une sorte d’ambiance mais aucune information sérieuse ne pourra en être dégagée afin de donner au lecteur ou à l’auditeur une perspective journalière fiable, au demeurant complexe et donc risquée à obtenir au plan astrologique. Toutes ces situations et faits sont préjudiciables à la véritable astrologie.

Il faut aussi convaincre une partie des sceptiques-détracteurs des raisons qui séparent les astronomes des astro- logues. Tout au mieux, ces scientifiques, le plus souvent très honnêtes, admettent-ils que l’astrologie ait pû constituer le point de départ de l’astronomie, de même manière que l’alchimie ait pû être la mère de la chimie moderne.
Mais lorsque certains d’entre eux décident de mener campagne ouverte contre ce qu’ils qualifient d’hérésie scienti- fique, ils prennent tout d’abord appui, à raison, sur ce qu’ils peuvent observer concrètement des pratiques erronées et frauduleuses que toute personne censée ne peut que rejeter.
Puis, si nécessaire, ils « sortent l’arme suprême », la preuve absolue que l’astrologie constitue une aberration scienti- fique : le phénomène de la précession des équinoxes et la non-correspondance des signes et des constellations des mêmes noms.
Il s’agit pour eux de rappeler que le zodiaque, divisé en douze zones spatiales non-égales a son point de départ théorique au point vernal (0° du bélier), ce en quoi astronomes et astrologues sont pleinement en accord, malgré eux.
Or, ce point vernal ou gamma se déplace de façon continue, d’environ un degré tous les 72 ans, de manière rétrogra- de (c’est à dire à l’envers du sens de déplacement des aiguil- les d’une montre) et donc inverse à l’ordre établi des signes du zodiaque.

Dès lors, les astronomes constatent que les fondements pseudo-scientifiques de l’astrologie sont faux dans la mesure où il ne peut plus y avoir de nos jours correspondance géographique entre le ciel, c’est à dire la position des constella- tions d’aujourd’hui et celle d’hier ou du passé historique. Leur argument astronomique est parfaitement fondé et juste.
Toutefois, volontairement ou non, il y a ici amalgame et ignorance des principes astrologiques réels.
L’astrologie distingue parfaitement en fait le ciel des signes zodiacaux et celui des constellations, tous deux portant les mêmes noms, d’où le risque évident de confusion. Signes et constellations zodiacaux coïncident cycliquement du fait du phénomène de la précession des équinoxes environ tous les 25 920 ans, à partir d’un Moment originel dont nul ne peut actuellement déterminer la datation exacte.

L’astrologie dite mondiale, examinant les évènements et cycles humains collectifs, nationaux, et internationaux prend en compte dans ces calculs les deux principes, et ce distinctement.

Pour ce qui concerne les astrologies dites horaire et généthliaque, relatifs à la vie et au destin des êtres humains, les calculs prennent en compte seulement et exclusivement le zodiaque tropique, annuel, celui des signes et non celui des constellations à considération sidérale.

Enfin, il ne faut pas perdre de vue que le thème astrologique est érigé à partir d’un point géographique terrestre précisé en longitude et latitude et que les mouvements des planètes, signes, étoiles fixes, constellations sont calculés à partir de celui-ci, ce qui n’est pas le mode opératoire des astronomes.

Il n’y a donc pas en réalité matière à débat entre astronomes et astrologues. Ils considèrent tous deux le même ciel, les mêmes astres, étoiles, constellations mais leurs observations quantitatives découlent de deux logiques différentes, parfaitement justifiées.

A partir de ces faits, il n’existe plus aucun autre point commun entre les deux sciences, de natures et d’objectifs totalement différents et dissemblables. Fallait-il l’expliquer simplement et éviter l’utilisation de qualifications confu- santes de la part des astrologues, comme celle par exemple de parler « d’astrologie scientifique » ce qui n’a, à vrai dire pas trop de sens, sauf à vouloir crédibiliser l’astrologie par la mise en valeur excessive de données « scientifiques », en fait mathématiques et astronomiques.

Une autre question vient alors s’ajouter aux précédentes. Mais de quelle astrologie parle-t-on lorsque l’on entend parler d’astrologie généthliaque, horaire, mondiale, traditionnelle, karmique, évolutiste, humaniste, psychologique, scientifique ?...
 
C’est vrai qu’à première vue, il y a de quoi se perdre….On ne peut empêcher tel ou tel astrologue à plus forte raison connu, « d’inventer » une forme de nouveau courant de pensée
Cette tendance se trouvait paradoxalement renforcée par de nombreux astrologues qui, voulant mieux être compris et acceptés, s’efforcèrent de vouloir prouver la valeur de leur art en « collant » au plus près possible à la connaissance astronomique et scientifique de l’époque, quitte à ne plus tenir qu’un discours mécaniste qui en fait, les éloignait, mal- gré eux, davantage des fondements réels de la science astrologique, d’une compréhension et d’une interprétation du Monde des Causes et des Principes Divins.
L’astrologie perdit peu à peu son caractère sacré pour se développer et approfondir chaque jour davantage des ques- tions plus « humaines » et matérialistes, pour devenir aujourd’hui une aide à la sélection des candidats, au recrute- ment pour le compte d’entreprises, un mode spéculatif boursier ou une sorte d’opium pour personnes en dérive d’être.

Bien sûr, les chercheurs sincères en astrologie, parfois même des scientifiques ouverts et curieux (Choisnard, Gauquelin, Guillé entres autres…), en quête de découvertes, ont effectué chaque année de nouvelles études, ouvrant parfois la voie à des réflexions créatives mais aussi malheureusement suscitant la création de soi-disant nouvelles écoles, diverses et variées, très éloignées le plus souvent de la Connaissance Traditionnelle, de la Science Sacrée et de ses arcanes.

Naturellement, et fort heureusement, les générations successives d’astrologues authentiques permirent la redécou- verte mais aussi l’approfondissement continuel des connaissances astrologiques au plan des cycles évènementiels, des prévisions à court et long terme, tant au plan des destinées individuelles que collectives.
Elles diversifièrent les champs d’application et de lecture astrologiques. Mais en même temps, les mentalités évoluant significativement, elles s’écartèrent du Sacré, du Divin pour se concentrer sur les questions les plus concrètes, les plus matérielles, jusqu’à perdre de vue ceux-ci totalement.

Enfin, les recherches récentes en matière de prévision instantanée en réponse à une question précise d’un consultant progressèrent grâce à la mise en valeur des « maisons dérivées » (voir les travaux de référence de l’astrologue Fran- çais Eudes Picard), ou ceux permettant un nouvel essor de l’astrologie horaire (voir les travaux de référence des astrologues Français Tinia Faery et Aurelius Magi), trop souvent confondues, à tort, avec des actes de voyance.

Pour conclure, nous avons la forte impression que, finalement, l’astrologie n’est perçue par le plus grand nombre qu’à travers le prisme réducteur des mentalités des époques.

Des temps antiques de Ptolémée et de la mentalité mystique polythéiste, au Moyen-âge à la foi quasi-supersticieuse, pour aller vers le siècle dernier et sa soif de rationnalité, de scientisme avec le polytechnicien-astrologue Paul Chois-nard et son astrologie dite scientifique, puis de nos jours où les valeurs de l’égo et de l’argent prédominent chaque jour un peu plus, entrainant le courant astrologique vers davantage de questions matérielles, tournées vers et pour soi-même, et où le rapport avec l’argent conditionne les rapports entre le consultant et l’astrologue.

Dans le même temps, pour l’authentique et plus rare chercheur, il existe une autre astrologie, aux principes et lecture immuables, celle qui touche à ses fondements et qui nous parle du Créateur, de notre Création, de « qui nous som- mes », de « pourquoi sommes-nous là »… Mais cette astrologie là ne fait pas sensation et ne rapporte pas d’argent…Elle est unique, à travers les pays et les siècles. Codée, elle ne se laisse pas dévoiler au premier abord et se mérite par la recherche, l’étude, la méditation.

Arcane de la Science Sacrée, elle se situe au-delà des grandes religions exotériques et en rien contre, leur servant parfois même de support. De même que le véritable alchimiste n’avait pas pour objectif final de « faire de l’or », de même l’authentique astrologue n’a pas pour ambition finale de « dire l’avenir » au chaland, mais de faire un chemin, « son chemin vers les étoiles », « Compos stellae », « son chemin de Compostelle » pour se rapprocher, pouvoir un jour réintégrer son Créateur, puis peut-être, qui sait, faire partager ses savoir et expérience acquis par initiation, en toute liberté, à celui ou celle qui en démontrerait les aptitudes sincères.

Nous arrivons à la fin de cette « revue » de ce qu’était « l’astrologie » et de ce qu’elle n’était pas.
Mais il reste une dernière question, oui, tout cela est très bien et même si l’on veut bien y croire, comment cela marche-t-il ? Comment tout cela est-il possible ? A vous de l'étudier, et de répondre à ces questions...

Pour conclure, pour Etienne Guillé, ex-chercheur au CNRS et enseignant à la faculté d’Orsay jusqu’aux années 1980, « les lois de l’astrologie reposent bien sur des bases scientifiques solides mais ces bases se situent au niveau de l’énergétique vibratoire et non au niveau de la matière ».
« L’hérédité, le Lieu, le Moment (notre ciel de naissance), l’éducation déterminent un mode de fonctionnement des sphères énergétiques parmi plusieurs types potentiellement possibles. Mais il ne s’agit pas d’une organisation défi- nitive qui ne se modifierait qu’au cours du vieillissement et disparait à la mort. Cette organisation dynamique n’est pas figée : elle est susceptible de changer au cours de la vie dans les limites définies par les lois de la thermodynamique vibratoire. Ces changements seront d’autant mieux supportés que nous en aurons davantage conscience et arriverons ainsi à nous rendre maîtres de nos sphères énergétiques périphériques ».

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